Elsa est drôle, mais déstabilisante, parce qu'elle provoque. Elsa mange de la salade sans sauce avec des steaks de soja aux légumes.
Elsa a eu un bébé et n'a pris que 9 kilos qu'elle s'est empressée de reperdre.
Elsa est obsédée par les calories, la salade et les crudités en général, ne peut pas manger la moitié du cookie tout chocolat de Julie, "même pas en rêve" elle ne se l'autorise. Elsa, elle a un podomètre dans son sac.
et Elsa est un tyran avec ceux qui ne sont pas comme elle. Je m'entends bien avec Elsa, et ça me fait peur. Peur d'être aussi étouffante qu'elle, peur de blesser les gens qui m'entourent comme elle le fait en les appelant "les gros". Peur de leur faire du mal en leur rappelant que le cookie tout chocolat de Julie ira tout droit dans le popotin de Julie, boulimique aujourd'hui guérie.
Je ne suis pas Elsa. Auto-conviction ? Je ne sais pas...
Par contre, ce que je sais, c'est que j'aime l'école. Je suis perdue, je suis en vacances depuis qq heures seulement, et pour 5 mois, et je m'ennuie déjà. J'ai réussi mes exams : l'essor de la culture profane au XIIe siècle : chouette chouette trop chouette... mais les périodes de révisions sont toujours... épuisantes... et pas la peine de vous rappeler que le temps est uniquement réservé à la révision... donc, en caricaturant bien sûr, la vie de l'étudiant se tient loin de tout repas équilibré, voire, de tt repas tt court, et surtt, de la douche. En révision, on se transforme en garçons, tous. C'est l'androlisation, voire même animalisation des femmes.
bref... en tous cas la mienne : avec mon souci systématique de perfection dont je me fais des écharpes douillettes, mes révisions ont été des plus completes. Comme d'habitude, il m'a fallu TOUT SAVOIR. TOUT CONNAITRE. Auto interdiction de dormir ni même de pisser sans que la réforme monastique des XIe et XIIe siècles ne soit totalement assimilée. Je n'ai donc dormi que 2h cette nuit, mon partiel étant à 8h ce matin. (merci Leslie pour ton cerveau !) et vous savez quoi ? Elsa aussi n'a dormi que deux heures. Mais à sa différence, je n'en ai pas parlé. (mais je le fais maintenant : je m'en dégage...)
bonne nuit !




