ce qui est drole, c'est que j'ai pleinement conscience que ma connerie dérive, se trouble, me projette contre les murs, me balance dans tous les sens, et je dois m'accrocher, en pleine conscience.
L'alcool est un super exutoire. Vomir en est un autre. J'ai eu ces deux "périodes" en passant bien entendu d'abord par la plus facile, celle qui saute aux yeux, la plus évidente aux yeux de l'ado pré-pubère que je fus un temps : la scarification. pas la trop grosse. Juste l'écorchure, la balafre et ses petites soeurs parallèles. de celles qui colorent la peau. Celle qui attire l'attention pour attirer l'attention. la balafre prétentieuse. Parce que, oui, je tirais une certaine prétention à porter cette marque distinctive pas distinguée. Non pas pour dire haut et fort " je suis forte et robuste, je supporte la douleur du ciseau dans ma chair ! ", mais : je suis à part. J'avais pourtant pleinement conscience aussi que je ne l'étais pas. On n'est pas à part parce qu'on a une griffure à l'avant-bras. On n'est jamais à part. On est un tout qui fait partie d'un tout. Et c'est le 2nd "tout" qui compte. dommage pour le 1er.
Tant pis pour moi, aujourd'hui je porte et supporte les stigmates de cette période loin d'être glorieuse. Comme toutes mes "périodes". je ne suis que désappointement.
Maintenant, ma connerie prend une toute nouvelle forme. Mon nouvel exutoire ? le sexe.
Je ne sais même pas d'où me sort ce nouvel appétit. Au moins je consomme à ma faim dans ce domaine.
nommons-le : la vengeance sexuelle.
pas de comportement à risque. les risques sont les conséquences indirectement liées à ce comportement.
Ils en émanent en 2nde ligne. Si mon comportement se sait je dérouille.
Je découvre de nouveaux mensonges de la mouche. Alors j'en fais autant. "Aux fêtes de Bayonne, t'es resté qu'avec tes copains ? t'as vu vraiment personne ?" "non"
ah... ben ma manie de fouiller a été parfaitement récompensée cette fois ci par le mensonge d'un pinocchio en puissance. "quitte le manue. Il peut pas te reprocher de fouiner si t'as des raisons valables. C'est pas de l'amour quand on n'est pas en confiance". Moi je dis que c'est pas de "l'amour" tant que t'as pas envie de lui hurler "JE T'AIME" à lui en percer les tympans. Moi je dis que c'est pas de l'amour quand t'as pas des papillons ds le ventre dès que tu penses à "lui". Moi je dis que c'est pas de l'amour quand ça reste ds l'échange, le troc et non le don. J'aurais tout donné à mon "doudou de namur". Tout. J'aurais presque tout pu sacrifier. Mais c'est comme ça. Les gens nous déçoivent, alors il faut vivre avec ou fuir tant qu'il en est encore temps...
revenons à mes découvertes archéologiques (approximation des faits au carbone 14 : autour de début aout)
magnifique photo te voilà (hommage à Lafayette) La preuve de la trahison, verbale en tous cas. oui, la mouche en photo avec une magnifique jeune fille convoitée depuis fort longtemps, et casée depuis "longtemps" aussi.
Mais les écarts ne la gènent pas.
Puisque c'est comme ça, moi non plus. Et autant en profiter par des écarts répétitifs. Des écarts améliorés. Des écarts qui s'amèliorent et des grands écarts... travaillons notre souplesse.
Mon esprit s'évade. Ca y est. mes pseudo-sentiments s'éparpillent. La mouche dérouille. Elle reste dans le flou. J'ai du grand brouillard devant moi. Le brouillard qui brûle tellement il est froid. Je m'éloigne, je me rapproche, je m'éloigne, je me rapproche. je mens, je bafouille, je m'entortille dans mes histoires que je tricotte au jour le jour. Rien ne se prévoit... mais qu'il est bon cet exutoire ! il m'élève, il m'enlève à ma petitesse. A l'étroitesse de ce corps étroit. C'est comme un grand souffle et je m'envole en soufflant avec lui. pfiou ! Manue est partie ! Tant que le vent soufflera ça ira. Gare à la chute dès qu'il s'essouffle. N'y pensons pas. Soufflons, soufflons, soufflons tous ensemble nous tous, nous le tout du grand tout, nous la part entière de l'ensemble amputé s'il ne peut rassembler les parts entieres de lui-meme.
Je lui ai dis à cet exutoire, ce bel inconnu : tu es comme un gros gateau. C'est frustrant de ne pas mordre dedans. La premiere bouchée s'avère tres souvent etre la meilleure, mais pas toujours. il ne faut en manger ni trop ni tous les jours, sinon, ça devient vite écoeurant et on attend avec moins d'enthousiasme ce genre de gouter fantastique. Le role du gateau est de satisfaire une envie, d'etre bon, tout simplement. Donc, il ne doit pas etre rassi en certains endroits. Il ne doit pas nous faire culpabiliser non plus.
mais je commence à bien l'aimer, ce gateau-là.
et le gateau a sans doute envie de demeurer un madelon ou un muffin aux myrtilles. normal et justifiable : c'est pratique d'etre un gateau. on doit rien à personne. on se contente de faire son job tres simple : satisfaire simplement.
et voilà.
ça ne dure pas depuis longtemps, mais l'insatisfaction pointe déjà son nez : je veux plus. Je veux plus que la vengeance. Je veux. Je veux que le gateau se transforme en prince charmant. sinon je lui jette un sort et il aura la varicelle pour toute la vie. na !
si jamais la mouche a fait moins que moi, alors j'ai de l'avance.
S'il en a fait autant, alors ce n'est qu'une remise à niveau. Parce que j'aime l'équilibre.
Ce qui rentre doit sortir en quantité égale : vomito.
si je te dis je t'aime, tu dois répondre illico je t'aime. pas "moi aussi"
mais je ne dis pas je t'aime.
je m'aime, un peu des fois.
j'ai aimé "mon doudou de namur" je crois. il était ma passion.
la mouche n'est pas ma passion. Il ne peut pas l'etre, il me fait mal.
et moi j'aime l'équilibre... en plus je n'aime pas avoir mal.
je suis le paradoxe. Pas d'évolution de ce côté. Je suis la contradiction.
j'aime contredire. Je suis sûre que si j'analysais cet esprit avec un médecin, on trouverait qqch de tres intéressant là-dessous.
celui qui manipule les mots manipule les esprits. Je n'y suis pas encore mais j'y travaille. Inconsciemment, bien entendu.
Je suis souvent l'inconscience victime d'elle-même.
Ca me portera tort. Ca me portera la douleur. Ca m'écrasera.
je suis pour la vendetta justifiée de mon coté.



