qu'est-ce que je veux vraiment ?
On a beaucoup parlé. Beaucoup. Et il m'a écoutée, cette fois. Et j'ai apprécié, cette oreille, attentive, cette main, apaisante. J'ai apprécié. Les doutes s'éloignent... peut être jusqu'à la prochaine étape me diras-tu... sans doute. Mais est-ce que ce n'est pas comme ça que la plupart des gens marchent ?
Je ne veux pas faire partie de la plupart. Je ne veux pas. Et pourtant, c'est tellement rassurant d'etre les autres. De se fondre dans cette masse, informe, énorme, étouffante, mais chalereuse, finalement, même si impersonnelle...
On a parlé, et j'ai avoué, avec mes mots, les miens à moi, que tout ça ne me correspond pas. J'ai besoin de passion, de bruit, de folie, de couleur, de lumière, de vitesse. De tout ce qui est superficiel dans un sens, mais tellement important pour moi. Je ne veux pas m'encombrer du plat. J'aime le loin, le bizarre et les éclats de rire.
Je n'aime pas ce petit grain de riz qui se coince ds ma gorge lorsqu'il me dit ce qu'il être le plus approprié.
Mais là, je lui ai dis que ça ne pourrait pas continuer comme ça. Je l'ai dis calmement. Je me suis surprise. Je grandis sans doute. Mais je lui ai dis. Et il a l'air d'avoir compris... Jusqu'à la prochaine fois me diras-tu peut être... Tellement d'efforts aujourd'hui me font penser qu'il espère réellement que ça marche.
Je lui ai pourtant dis que "vouloir" ne signifiait pas nécessairement "réussite". J'ai tenté, toute la soirée et aujourd'hui de briser ce que je prenais pour bonne volonté. Il a été vexé. Parce qu'il m'a dit que, lui, il était bien, tout le temps, avec moi, et toujours heureux de me retrouver. Quand il m'a retourné la question, il n'a pas été déçu : non, moi, ça dépend, et la plupart du temps, je ne suis pas bien.
BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
je l'ai entendu résonner dans sa tête, et j'ai bien senti la surprise...
oui, mais moi, j'ai voulu être franche, c'était l'occasion... Je lui ai dis qu'il fallait qu'il le soit aussi. Et c'est vrai qu'il l'est toujours, dc il m'a répondu que lui, il était toujours bien avec moi...
Mais que si moi, ca ne me convenait pas, il fallait que ça change...
donc, compromis, compromis, compromis... jusqu'à la prochaine fois me diras-tu peut-être...
En tous cas, c'est pas faute d'avoir essayé de le casser, le briser et le démolir par les mots, rudes et rèches, qui écorchent la peau... il a plié, mais il est de nouveau tout droit, tout propre. Je sais que ce n'est pas hypocrite, toutes ses démarches, pour me prouver son affection.
Jamais il ne m'a dit "je t'aime". Toute la journée il m'a dit t'es belle.
Aujourd'hui j'ai déclaré "je te quitte", juste histoire de tester, sa sensibilité et ma perversité. Les 2 se sont rencontrées. Il était mal, j'ai appuyé dessus. J'ai foutu le doigt sur la plaie. j'ai raclé un peu et ça lui a fait mal...
c'est pas sa virilité qui a été atteinte. Pas seulement. Et moi, ça m'a fait du bien... Il m'a répondu "c'est pas possible, moi je t'aime", puis il a rajouté "bien". Ne pas se prendre une vanne en travers de la gueule...
on verra... malgré tous tes conseils, et ceux du yannou, je continue à espérer. Je suis calmée, apaisée... on est allée boire un verre de lait et faire 4h à la "pause sucrée" (hihi), enfin, pain et Cie. Ce soir, on cuisine et on va au ciné, avec une copine à moi (Justine). Donc, autrement dit, on prend le contre pied de la veille : activités, sorties, et on se mèle à mon entourage... chouette! On verra ce que ça donnera, et si ça peut se poursuivre sans un nouveau coup de pression...
Seul nuage ? Possibilité d'emménagement avec sa très chère soeur...